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La Femtech, en quête d’émancipation

Publié le par Jacques SAMELA.

La Femtech, en quête d’émancipation
La Femtech, en quête d’émancipation

Saviez-vous que l’inégalité homme-femme touchait également le domaine de la santé ?

En effet, longtemps exclues de la recherche clinique, la R&D dédiée essentiellement à la santé féminine ne représente encore aujourd’hui que 4 % du financement global des produits et des services de santé, alors que, pour donner un exemple plus que probant, le financement total dédié à la recherche spécifique sur le cancer de la prostate représente à lui seul 2 %.

Et pourtant, il faut savoir que les femmes passent en moyenne 25 % de leur vie en moins bonne santé que les hommes, même si l’espérance de vie est toujours en leur faveur (https://www.insee.fr/fr/statistiques/1285433#:~:text=Cette%20plus%20grande%20esp%C3%A9rance%20de,produits%20nocifs...).), que la 1ère cause de mortalité féminine, en France, concerne les maladies cardiovasculaires, avec 56 % de décès, contre 46 % pour les hommes, que la santé mentale, première cause de handicap dans le monde, les concernent plus particulièrement, car manifestement plus exposées, et/ou se manifestant différemment, et que pour l’endométriose, elles doivent attendre en moyenne sept ans pour que la médecine puisse la déterminer et poser un vrai diagnostic.

Vu et lu dans Femme Actuelle n° 2174 du 23/05/26
Vu et lu dans Femme Actuelle n° 2174 du 23/05/26

Vu et lu dans Femme Actuelle n° 2174 du 23/05/26

Vu et lu dans Femme Actuelle n° 2174 du 23/05/26
Vu et lu dans Femme Actuelle n° 2174 du 23/05/26

Vu et lu dans Femme Actuelle n° 2174 du 23/05/26

Mais heureusement depuis quelques années, les choses changent, et vont de plus en plus vers une prise en compte ciblé des maux spécifiquement féminins.

Et donc, nous pouvons dire que l’année 2016 restera comme le vrai début de l’aventure de ce que l’on nomme aujourd’hui la « Femtech » pour « female technology », expression introduite dans le langage médical et désormais courant par une certaine Ida Tin (https://smarthealth.live/fr/2021/03/12/lentrepreneur-femtech-ida-tin/), créatrice d’une des premières applications de suivi de règles appelée Clue (https://helloclue.com/fr).

En effet, elle donnera avec la création de son application, et donc de cette appellation, le départ à un changement de paradigme dans le monde de la santé qui est que les spécificités féminines peuvent et doivent être prisent en compte pour répondre enfin à leurs besoins.

Et les besoins semblent nombreux, car d’après de nombreuses études, ce secteur devrait peser d’ici 2027 près de 60 milliards de dollars, et 97,3 milliards d’ici 2030. Chiffres corroborés par la création en 2023 du réseau intitulé « Femtech Across Borders », fédérant aujourd’hui 75 Pays à travers 46 organisations.

Et la France me direz-vous ? Dépassée ?

Eh bien non, car comme souvent dans les domaines se terminant par « Tech », elle se positionne déjà parmi les leaders qui compte aujourd’hui, notamment à l’échelle européenne, où, comptant le plus grand nombre de start-ups, les derniers chiffres indiquent plus de 200, dont 23 % seraient déjà rentables, 14 % dépasseraient le million d’Euros de C.A, et que 39 de celles-ci auraient générées en 2025 un chiffre d’affaires de 28,5 millions d’Euros, elle est surtout l’unique pays à ce jour, à s’être doté d’un fonds d’investissements entièrement dédié à ce sujet, à l’initiative de la Région Ile de France, avec comme partenaires, Turenne Groupe et l’Université Paris Cité, et dont l’objectif est de déployer 50 millions d’Euros pour soutenir la recherche et le développement de solutions médicales spécifiques et ciblées (https://presseagence.fr/paris-valerie-pecresse-nous-creons-le-premier-fonds-dedie-a-la-sante-des-femmes-en-europe/).

Oui spécifiques et ciblées, comme peuvent l’être l’hygiène menstruelle, son cycle, le diagnostic de l’endométriose, les solutions de contraception, les technologies de fécondation in vitro, la maternité, la ménopause, et même les technologies de bien-être sexuel, mais par autant sans ostracisme, car cette nouvelle manière d’envisager la médecine permettra au contraire de prendre en compte différemment la santé des hommes, avec des parcours de soins plus précis, des diagnostics plus personnalisés, et des traitements mieux adaptés.

Soit finalement une prise en compte différenciée, prenant en compte désormais la diversité des corps, des parcours, ainsi que des vécus, bien évidemment différents.

En revanche, sur l’idée de départ, il faut savoir que sur l’ensemble des start-ups françaises actives à ce jour, 94 % de ces structures ont été fondées par des femmes, ce qui finalement parait plutôt normal, car qui mieux qu’elles pour se lancer sur des sujets qui les touchent intimement ?

Maintenant, passé cet engouement, certains le pensent encore passager, et pour concrétiser la suite, il faudra tout d’abord matérialiser l’apport de financements de plus en plus importants pour accompagner le développement de ce nouveau marché, qui je le rappelle concerne ni plus ni moins que la moitié du genre humain, et qu’ensuite, après un long chemin de validations cliniques et d’homologations, nécessaires pour passer d’une simple application smartphone à des pratiques médicales courantes, obtiennent enfin le graal que représente  le remboursement par l’assurance maladie, synonyme enfin d’une reconnaissance réelle de leur intérêt médical.

Gageons que l’entité regroupant l’ensemble de l’écosystème national, en l’occurrence Femtech France, s’aura s’impliquer comme il se doit pour aider ces pépites à grandir, et faire que cette nouvelle branche d’activité demeure à la pointe des nouveaux usages dans le domaine de la santé.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.femtechfrance.org/

. https://www.femtechfrance.org/post/femtech-france-%C3%A0-viva-tech-2026-porter-la-voix-de-l-innovation-en-sant%C3%A9-des-femmes

. https://bigmedia.bpifrance.fr/news/quest-ce-que-la-femtech

. https://bigmedia.bpifrance.fr/nos-actualites/femtech-la-filiere-francaise-confirme-sa-montee-en-puissance

. https://www.iledefrance.fr/toutes-les-actualites/femtech-ile-de-france-le-fonds-inedit-pour-accelerer-linnovation-en-sante-des-femmes

. https://www.gminsights.com/fr/industry-analysis/femtech-market

. https://www.medtechfrance.fr/vie-de-la-profession/actualites/femtech-innovation-sante-2030-chance-unique-reduire-inegalites/

. https://buzz-esante.fr/ces-2026-la-femtech-simpose-comme-un-pilier-de-linnovation-sante/

 

A découvrir :

. https://www.femtechconnect.com/a-propos

 

La Femtech, en quête d’émancipation

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Le CESE, notre maison commune

Publié le par Jacques SAMELA.

Le CESE, notre maison commune
Le CESE, notre maison commune
Photos J.S
Photos J.S

Photos J.S

Alors que d’aucuns, ceux que certains estiment (espèrent ?) être au portes du pouvoir, souhaiteraient fermer la 3ème assemblée constitutionnelle de la République française, avec je le rappelle l’Assemblée nationale (https://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/06/en-attendant-le-second-tour.html), et le Sénat (https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/11/le-senat-un-acteur-incontournable.html), elle représente pourtant l’endroit où la société civile, vous, moi, peut par ses actions tenter de répondre aux problématiques du moment, mais aussi anticiper celles de demain, en s’appuyant sur l’écoute, le dialogue, et la recherche de consensus entre parfois des acteurs aux idées à priori irrémédiablement irréconciliables, connu sous la méthode appelée « l’analyse de controverses ».

Source : Rapport d'activité de mai 2024 et 2025
Source : Rapport d'activité de mai 2024 et 2025
Source : Rapport d'activité de mai 2024 et 2025

Source : Rapport d'activité de mai 2024 et 2025

Il est dit justement que le CESE est considéré comme l’unique lieu où un représentant du Medef peut travailler avec un membre de la CGT, ou encore, un chasseur débattre avec un écologiste.

Alors, bien moins connu c’est vrai, il est pourtant, sous différentes formes, vous le verrez, largement antérieur aux deux autres chambres citées ci-dessus, car on estime qu’à la fin du XVI siècle, au sortir des guerres de religion entre les catholiques et les protestants (https://www.lhistoire.fr/chronique-de-huit-guerres-qui-ont-d%C3%A9chir%C3%A9-la-france), 36 ans quand même, le roi Henri IV, souhaitant donner une nouvelle impulsion économique à son royaume, confia à un certain Barthélémy Laffemas, un négociant de métier, la mission de réfléchir à un moyen de rétablir l’industrie et le commerce.

Et donc, sur sa recommandation, le roi créa le Conseil du commerce, chargé de mettre en place les moyens pour créer de nouvelles manufactures, contribuer au développement des arts et métiers, et faire preuve d’idées pour faciliter le commerce à l’intérieur et hors des frontières du royaume.

Rassemblant conseillers du roi, membres du Parlement et marchands de Paris, il siègera de 1602 à 1604, organisant près de 180 séances, traitants de sujets divers et variés comme l’amélioration de la navigation fluviale, la création de nouveaux canaux, la culture du riz, l’industrie de la soie, du cuir, la tapisserie, ou encore la verrerie.

Ensuite, on retrouvera une idée similaire en 1925 avec la création du CNE ou Conseil national économique, entériné le 16 janvier de la même année par Edouard Herriot, alors président du Conseil. Et cette fois-ci, ce sont 47 membres qui le représenteront, issus ses syndicats ouvriers et patronaux, ainsi que de diverses associations, le Palais Royal faisant office de siège.

Répondant là aux demandes d’avis des gouvernements de l’époque, il réalisera jusqu’en 1936 des études générales de la situation économique du moment, avant qu’une loi ne lui donne un statut législatif, occasionnant la création de deux catégories d’acteurs, avec à la base 20 sections professionnelles, 25 en 1938, comprenant en tout et pour tout 200 membres représentant les principales branches de l’économie nationale, et au sommet, une assemblée générale de 173 personnes, représentant elle les grands intérêts de la Nation.

Par contre, en 1940, c’est tout une autre histoire. En effet, après la débâcle (https://fr.wikipedia.org/wiki/Exode_de_1940_en_France), l’arrivée au pouvoir du maréchal Pétain, qui après avoir reçu le 10 juillet les pleins pouvoirs pour établir une nouvelle constitution, au final jamais promulguée, mais lui permettant d’asseoir un régime autoritaire, suivi d’une politique de collaboration assumée et connue sous l’appellation « Révolution Nationale » ou RN, il signera le 10 décembre un décret supprimant de facto le CNE.

Il faudra attendre la libération pour que le sujet revienne sur le devant de la scène, avec la promulgation le 27 octobre 1946 par Georges Bidault, alors président du gouvernement provisoire, de la constitution de la IV République (https://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/02/la-republique-une-et-indivisible.html), où se retrouvera dans l’article 25, la création dans les institutions de la République, du Conseil Economique ou CE, plus que voulu par les mouvements de la résistance, souhaitant redonner aux acteurs de la société civile un rôle de régulation du pouvoir, et donc refonder une démocratie sociale.

Administré par Léon Joudaux, dirigeant de la CGT, il sera composé de 164 membres, issus pour la plupart des syndicats ouvriers existants, et siégera à nouveau au Palais Royal, mais n’aura pas le poids suffisant pour imposer ses vues, freiné qu’il sera par l’instabilité gouvernementale de la IV République (déjà), ou encore les guerres coloniales. Cependant, certaines de ses actions ne seront pas sans conséquences, notamment concernant la construction européenne naissante, la politique scientifique, les relations sociales, ou encore les enjeux industriels de la période d’après-guerre.

En 1958, au moment de la mise en place de la Vème République, avec la promulgation le 04 octobre de la nouvelle constitution voulue par le général de Gaulle, le Conseil économique deviendra le Conseil économique et social ou CES, et de fait restera partie intégrante des nouvelles institutions de la République, en regroupant désormais 200 membres, plus certains désignés par le pouvoir exécutif, il s’installera cette fois-ci au Palais d’Iéna, où pendant plusieurs années il connaitra plusieurs projets de réformes, dont celui du général de Gaulle, en 1969, consistant à le fusionner avec le Sénat, finalement refusé par les français, comme le référendum également je le rappelle (https://archives.senat.fr/en-2025-le-senat-fete-ses-150-ans/le-referendum-de-1969-et-le-depart-du-general-de-gaulle.html).

En 2008, sous l’égide de Nicolas Sarkozy, une nouvelle réforme sera mise sur la table, actant notamment, et à nouveau, d’un changement d’appellation en devenant Conseil économique, social et environnemental (CESE donc), avec une extension aux préoccupations environnementales, lui conférant de nouvelles missions de réflexion et de conseil au gouvernement sur les politiques publiques à mener en faveur du climat, de l’environnement et de la biodiversité.

Et ce changement concernera aussi sa composition, puisque la nouvelle structure verra le nombre de ses membres plafonné à 233, l’intégration d’une représentation spécifique dédiée aux organisations étudiantes et de jeunesse, avec à l’appui un abaissement à l’âge de 18 ans pour y siéger.

Complété également deux ans plus tard avec l’instauration d’une nouvelle loi dite organique, regroupant l’institution en 3 grands pôles, composés par 140 membres au titre de la vie économique et du dialogue social, 60 au titre de la cohésion territoriale et de la vie associative, 33 au titre de la protection de la nature et de l’environnement, et aussi, donnant la possibilité aux citoyens de saisir directement par le biais d’une pétition recueillant au moins 500 000 signatures l’institution.

Et aujourd’hui, alors que vous lisez ce sujet, et qu’un vote est (ou était) à l’ordre du jour afin de trouver un nouveau président, ou présidente (en principe), quelques changements significatifs furent décidés à l’initiative du président Macron.

En effet, avec la promulgation d’une nouvelle loi organique le 15 janvier 2021, la place des organisations de la société civile dans l’élaboration des politiques publiques s’accroit, devenant ainsi l’institution de référence en matière de participation citoyenne, le CESE pourra être désormais saisie par voie électronique, avec la possibilité d’y lancer une pétition devant recueillir 150 000 signatures, notamment par les jeunes à partir de 16 ans, et certainement pour plus de clarté, voire d’indépendance, de 233 membres l’institution passe à 175, représentant 82 organisations, mais surtout les nominations de membres comme personnalités qualifiées, effectuées par le gouvernement, sont supprimées.

Source : Le CESE
Source : Le CESE
Source : Le CESE
Source : Le CESE

Source : Le CESE

Donc, si le sujet vous a intéressé, informé de l’existence de cette institution, de son rôle, primordial, je vous donne donc rendez-vous très prochainement pour vous donner le résultat du vote final.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.lecese.fr/decouvrir-cese/cese-en-bref

. https://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/le-prochain-president-du-cese-sera-une-presidente-2228772

 

Source : Le CESE

Source : Le CESE

Le CESE, notre maison commune

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Les seniors au service de la Compétitivité ?

Publié le par Jacques SAMELA.

Les seniors au service de la Compétitivité ?
Les seniors au service de la Compétitivité ?

Il paraitrait qu’en France les « Seniors » couteraient trop chers, seraient trop expérimentés, seraient perçus comme un frein à toute adaptabilité, auraient trop d’ego, et ne seraient pas du tout, mais alors pas du tout adeptes des outils digitaux.

Alors cela ne concerne que le monde du travail, car autrement c’est tout une autre histoire (https://lemagdusenior.ouest-france.fr/dossier-921-poids-economique-seniors-france.html), avec 20 millions de seniors attendu en 2030 et 24 millions en 2060.

Mais au fait connaissez-vous l’âge référence pour être considéré comme un senior ?

Attention, préparez-vous, c’est 45 ans. Eh oui, vous en êtes peut-être déjà un ou une. Bienvenue.

Après, c’est une question de ressenti bien personnel, mais quand même, comme le disait Bernard Blier dans « Les Tontons flingueurs », c’est du brutal.

Cependant, une question me trottait dans la tête depuis pas mal de temps, les seniors seraient-ils vraiment hasbeen dans le monde du travail, n’apportant rien de rien à la Compétitivité française ?

Alors, avant d’être aussi catégorique, il faut quand même savoir qu’ils représentent déjà près de 30 % des actifs (chiffre de 2024), avec une tendance à la hausse, cependant sans pour autant représenter une moyenne exceptionnelle, car en termes d’implication la France est plutôt en retard, avec un taux d’emploi atteignant 60,4 % (2024), contre 65,2 % à l’échelle européenne, et que certains pays comme l’Allemagne (75,2 %), la Suède (78,1 %), ou encore le Portugal (63,4 %) sont loin devant.

Donc, sont-ils ou pas indispensables à la compétitivité de notre économie ?

Eh bien il s’avérerait que oui, car d’après de nombreux spécialistes, les entreprises les plus productives seraient celles où les seniors représenteraient un tiers des employés, alliant expérience, stabilité et à rebours de croyances trop bien ancrées, une capacité d’adaptation somme toute équivalente à toutes les catégories de la population dite active.

Source : Livre blanc/ Travaux collaboratifs 2023-2024 / Groupe AEF info

Source : Livre blanc/ Travaux collaboratifs 2023-2024 / Groupe AEF info

Et s’il est un exemple qui devrait interpeller les dirigeants d’entreprises, c’est celui de la création d’entreprises par cette tranche d’âge, pas tant en termes de nombre, un cinquième chaque année, mais plutôt en termes de pérennité, avec selon une étude, près de 60 % d’entreprises créées en 2010 toujours en activité cinq ans plus tard (https://www.strategie-plan.gouv.fr/publications/performance-entreprises-creees-seniors).

Mais pour en revenir à leur implication, les études confirment donc qu’ils sont prêts à se former pour s’adapter aux évolutions de leur métier, ensuite, qu’ils savent faire acte de souplesse quant aux modalités proposées pour acter leurs statuts dans l’entreprise, qu’ils sont plus à même d’assurer une fidélité dans le temps, favorisant en cela la stabilité des équipes, mais aussi que leur expertise renforce la qualité des process, favorisant en cela la transmission des savoirs.

Finalement, plus de bleu que de rouge dans ce sujet, appuyé s’il en est par le fait que l’exclusion des séniors dans le marché du travail aurait un coût non négligeable, alourdissant les dépenses d’assurance chômage, fragilisant la cohésion sociale, tout en privant les entreprises d’un vivier de compétences hors pair pour répondre à leurs besoins d’aujourd’hui mais aussi de demain.

Oui demain, pas après demain, car dans le cadre du vieillissement inéluctable de la population, ailleurs comme chez nous (les plus de 45 ans formeront d’ici peu 50 millions de la population mondiale), il sera primordial pour les entreprises d’intégrer le fait qu’employer des séniors deviendra un actif stratégique pour leur compétitivité, ce que certains pays comme l’Allemagne, la Corée, le Japon, soit ceux parmi les plus avancés technologiquement parlant, mais aussi ceux qui subissent le plus fortement le vieillissement de leur population, ont compris depuis pas mal de temps, investissant le plus massivement dans le maintien en activité de leurs seniors et la transmission des compétences aux jeunes générations, garants du maintien d’un capital humain solide.

Donc oui, les séniors peuvent et doivent même avoir l’occasion de contribuer à la marche économique du pays, avec l’idée en permanence en tête (des dirigeants d’entreprise et responsable RH surtout) que leur intégration doit être perçue comme une opportunité d’innovation et de croissance durable plutôt qu’une charge dispendieuse.

Et en plus, il serait vraiment dommage de se passer de savoir-faire rondement acquis durant toute leurs années d’expérience (dommage de s’en passer également), comme il est également, un petit message en passant que je porte en moi depuis très longtemps, et qui finalement rejoint le sujet du jour, dommage et rageant, surtout pour les protagonistes en question, les jeunes*, fortement diplômés ou un peu moins, qui dans le cadre de leur recherche d’emplois, entendent le plus souvent, manque d’expérience.

Trop, pas assez, même combat en fait, mais avec un intérêt commun résidant tout simplement dans l’idée de faire sa place dans le monde du travail, ce que devrait prendre en compte les recruteurs en se disant finalement que pour pérenniser la compétitivité de mon entreprise, l’expérience d’un sénior, et le savoir d’un jeune diplômé, pourrait en s’alliant servir mes intérêts ainsi que les leurs.

Oui faisons cela, faîtes le.

*https://www.lesechos.fr/travailler-mieux/recrutement/on-mavait-promis-quavec-un-bac-5-je-trouverais-vite-un-travail-mais-cela-fait-4-mois-que-je-cherche-et-je-vis-a-nouveau-chez-mes-parents-2218002#utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_email_type=retention&utm_campaign=lec_matinale_gratuite&utm_email_send_date=20260226

Jacques Samela

 

Sources :

. https://papers.learnassembly.com/inclusion-des-seniors-latout-cache-de-la-competitivite/

. https://www.strategie-plan.gouv.fr/publications/performance-entreprises-creees-seniors

. https://courriercadres.com/seniors-au-travail-un-atout-encore-sous-estime-dans-un-marche-en-tension/

. https://www.actu-juridique.fr/social/le-club-landoy-sengage-en-faveur-de-lemploi-des-plus-de-50-ans/

. https://www.cadre-dirigeant-magazine.com/reussir-en-entreprise/la-france-manque-dactifs/

. https://www.kea-partners.com/choc-demographique-le-defi-de-la-competitivite-inclusive/

. https://www.ey.com/fr_fr/insights/workforce/valoriser-et-integrer-les-seniors-dans-l-entreprise

 

Plus :

. https://lemagdusenior.ouest-france.fr/dossier-921-poids-economique-seniors-france.htm

Source : Senior Force Plus

Source : Senior Force Plus

Les seniors au service de la Compétitivité ?

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Galileo, déjà bien parmi nous

Publié le par Jacques SAMELA.

Galileo, déjà bien parmi nous
Galileo, déjà bien parmi nous

Oui, le système « GPS » européen ou système de positionnement par satellites est déjà plus que présent dans nos vies de tous les jours, que ce soit par le biais de nos téléphones portables, en voiture, dans la navigation maritime, ferroviaire, aérienne, ou encore dans nos montres connectées.

Et pourtant quand on en parle, le mot qui sort instantanément est bien évidemment le GPS, du nom du système américain, disponible depuis 1994, et rentré donc le langage dit commun, à la même enseigne que Frigidaire, Jacuzzi, Kleenex, caddie, Dictaphone et bien d’autres, ce qui en passant est ce que l’on appelle l’antonomase.

Mais pour en revenir à Galileo, disponible lui depuis 2016, et pleinement opérationnel depuis septembre 2024, il vise donc à rendre l’Europe indépendante dans le domaine du positionnement par satellites, où opèrent également les chinois avec le système Beidou, et les russes avec le système Glonass.

Photo J.S

Photo J.S

Et aujourd’hui, avec le dernier lancement du mois de décembre 2025, orchestré par Ariane 6, ce sont 33 satellites qui orbitent au-dessus de nos têtes, à 23.222 km d’altitude, permettant à ses utilisateurs d’être localisés à 1 m près, ce que manifestement les autres systèmes ne peuvent faire encore.

Alors, comme indiqué au début du sujet, Galileo est donc installé dans plus de 4 milliards d’appareils, notamment l’ensemble des smartphones vendus sur le marché unique européen, près de 2 500 modèles de téléphones et tablettes en sont également équipé, comme les dispositifs portables et sportifs, qui se rapproche là des 400 modèles concernés, principalement des montres connectées, prisées notamment des coureurs et des randonneurs.

Ensuite, Galileo équipe les voitures de près de 60 marques automobiles, sert et sécurise tous types de bateaux, est également utilisé pour la circulation et la signalisation ferroviaires, la navigation et la sécurité aériennes, les drones, les machines agricoles, mais aussi dans les domaines de la sécurité maritime et aérienne, équipant pas loin de 40 modèles de balises de détresse, permettant pour le coup de réduire le temps de localisation après activation de la balise en question de trois heures à dix minutes.

Pas mal finalement pour le petit dernier des systèmes en cours d’activités, surtout qu’au moment de l’idée et de l’initiation de ce projet, nos Amis américains ont tout fait pour le faire capoter, expliquant que des pays tiers comme la Russie ou la Chine pouvait l’utiliser à leurs dépens, mais surtout qu’ils ne concevaient pas le désir des européens de gagner leur indépendance dans le domaine des satellites de télécommunication, allant selon eux à contre-courant d’une doctrine mise au point par leurs militaires, considérant que leur système, élaboré à l’origine pour des applications militaires, leur permettrait d’assurer une certaine suprématie mondiale, et donc sur leurs alliés.

Mais au final, ils en acceptèrent l’idée, participant même à son développement, avec comme conséquence la signature d’un accord en 2004 (26 juin), assurant l'interopérabilité technique de Galileo avec leur système GPS.

Et donc aujourd’hui, en attendant que le système, dont le nom rend hommage au savant italien ayant identifié la notion de satellite, Galileo Galilei ou Galilée pour les francophones (https://fr.wikipedia.org/wiki/Galil%C3%A9e_(savant)) devienne cet outil de souveraineté et d’indépendance européenne, tant civil que militaire, grâce notamment à la fréquence PRS ou Public Regulated Service, destinée à des services étatiques (et donc européens), à la police ou encore à la protection des frontières, mais aussi cet outil incontournable tant dans son utilisation que dans le langage commun, au même titre, voire même en surpassant son principal homologue et néanmoins concurrent, il faudra que nous, européens, mais pas que, le prenions de plus en plus en compte dans nos utilisations journalières.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://fr.wikipedia.org/wiki/Galileo_(syst%C3%A8me_de_positionnement)

. https://www.20minutes.fr/high-tech/sciences/4191926-20251218-galileo-telephone-montre-secours-tout-monde-utilise-gps-europeen-savoir

Galileo, déjà bien parmi nous

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Industrie & Territoires : Il était une fois la boule de Noël

Publié le par Jacques SAMELA.

Industrie & Territoires : Il était une fois la boule de Noël
Industrie & Territoires : Il était une fois la boule de Noël

Vous restant encore quelques heures (peu il est vrai) pour finaliser votre sapin de Noël, je voulais pour vous aider à le faire vous raconter une histoire prenant sa source quelque part dans cette région que l’on appelle aujourd’hui Grand Est.

En effet, tout commencerait donc par cette affirmation, légende, que sais-je, mais devenant par la suite tradition, soit que la boule de Noël fût inventée en 1858 à Goetzenbruck dans le massif des Vosges, suite à une sécheresse ayant touché les sapins de ce territoire, empêchant pour le coup les habitants de se servir comme habituellement des pommes de pin pour décorer leurs sapins de Noël.

Vrai ou pas, un souffleur de verre de la verrerie de cette commune eu l’idée de créer une boule de Noël en verre, afin de sursoir au manque significatif de cette fête, tant attendue par les familles à pareille époque.

Vu et lu dans La tribune du 30/11/25

Vu et lu dans La tribune du 30/11/25

Fort donc de cette idée, mais surtout de ce premier succès, la verrerie de Goetzenbruck ( https://leverreetlecristal.wordpress.com/2018/09/12/verrerie-de-goetzenbruck-1721-1964-a-produit-plus-de-250-000-boules-de-noel-par-an-france/), fondée en 1721, décida tout simplement de se lancer dans la production à grande échelle, avec dans les années 50, l’exportation en plusieurs milliers d’exemplaires de la boule phare appelée la Panorama dans le monde entier, mais dont l’utilisation, vous le verrez ci-dessous, différera en fonction de croyances territoriales significatives.

En effet, comme dans certains pays de l’est de l’Europe, où, appelée boules de sorcières, elles étaient non pas placées dans les sapins, mais à l’entrée ou aux abords des maisons pour surveiller les alentours et éloigner les mauvais esprits, en Afrique du Nord elles étaient soit offertes durant les mariages, faisant office de symbole d’union des époux, ou utilisées par les pêcheurs pour repérer leurs filets, et en Asie, elles décoraient les temples indiens et les pagodes thaïlandaises.

Mais malgré ce succès, la production s’arrêtera définitivement en 1964, concurrencée qu’elle était par l’utilisation de plus en plus grandissante du plastique dans l’élaboration des boules décoratives de Noël.

Et il faudra attendre le début des années 90, pour revoir poindre une nouvelle production avec comme instigateur cette fois-ci le site verrier de la commune voisine, Meisenthal, créé lui en 1704, et surtout grâce à l’implication du dit Centre International d’Art Verrier ou CIAV (https://ciav-meisenthal.fr/), créé lui en 1992, pour perpétuer cette fabrication ancestrale de la boule de Noël en verre soufflé.

Et c’est vrai que depuis le lancement de cette initiative commune, notamment accompagnée par des actions diverses comme l’organisation de manifestations artistiques et culturelles, ayant justement pour but de restaurer le désir des Noëls d’antan de ce territoire, mais aussi et surtout de transmettre et de sauvegarder des techniques de production quelque peu oubliées, a permis de réinscrire dans le temps présent une production verrière plus traditionnelle.

Avec notamment en 1998, après d’autres manifestations similaires, et tout en renforçant la production des boules « Panorama », le lancement d’une nouvelle série de boules de Noël en 1999, reprenant à nouveau les modèles d’antan.

Mais sans pour autant négliger les us et les goûts d’aujourd’hui, en invitant notamment chaque année des créateurs, des artistes et des designers à réfléchir et à concevoir des sujets de Noël en verre, en totale harmonie avec les désidératas actuels mais aussi traditionnels, permettant désormais d’élaborer deux collections bien distinctes que sont les lignes contemporaines et bien évidemment traditionnelles.

Et cette année encore, une nouvelle boule, appelée « Grip », vient d’être lancée grâce à l’apport d’un jeune ingénieur du nom de Lucas Lorigeon, rejoignant en cela les près de 50 000 exemplaires de boules de Noël, élaborés chaque année dans l’atelier du CIAV.

Boule de Noël s’ajoutant à celles déjà en vente comme bien évidemment la « Panorama », mais aussi la boule Arti, imaginée par une petite fille d’un verrier de Meisenthal, la boule Rotor, la boule Kilo, ou encore la boule Vroum.

Donc de quoi satisfaire vos goûts et vos envies du moment, et donc d’embellir votre sapin, même si pour cette année, je l’avoue, cela risque d’être un peu court, quoique via internet il y a peut-être encore possibilité, tentez si vous le souhaitez, ou alors préparez déjà le Noël de 2026.

En attendant, je profite de ce sujet pour vous souhaiter, à vous qui me suivez, un excellent Noël et d’excellentes fêtes de fin d’année. Mes vœux de nouvelle année arriveront plus tard.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://ciav-meisenthal.fr/rubrique/apropos

. https://www.vessiere-freres.fr/meisenthal/

. https://www.poly.fr/grip-de-lucas-lorigeon-la-boule-de-noel-de-meisenthal-2025/

. https://www.tourisme-paysdebitche.fr/grip-la-nouvelle-boule-de-noel-de-meisenthal/#:~:text=En%20vente%20%C3%A0%20Meisenthal,leur%20boutique%20%C3%A9ph%C3%A9m%C3%A8re%20en%20ligne.

. https://www.france.fr/fr/article/massif-des-vosges-fabrication-boule-de-noel/#grip-6

. https://www.lescollectionsdesign.fr/ressources/meisenthal/

Industrie & Territoires : Il était une fois la boule de Noël

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La French Touch, un je ne sais quoi de…

Publié le par Jacques SAMELA.

La French Touch, un je ne sais quoi de…
La French Touch, un je ne sais quoi de…

Il fût un temps, pas si lointain, où le mot french était surtout utilisé pour dénigrer tout ce qui venait de France, cela s’appelait le « french bashing ».

Aujourd’hui, il représente une partie non négligeable de la France qui innove, de ces acteurs que l’on nomment start-up ou scale-up, et dont les activités vont de la MedTech à la Biotech (https://competitiviteinfrance.overblog.com/2020/03/biotechs-la-france-au-top.html), de l’AssurTech à la FinTech (https://competitiviteinfrance.overblog.com/2016/01/fintech-de-la-confrontation-a-la-complementarite.html), de l’AgriTech à la GreenTech, en passant par la  FoodTech, la SporTech (https://competitiviteinfrance.overblog.com/2024/07/la-sportech-les-jo-comme-tremplin.html) la CleanTech (https://competitiviteinfrance.overblog.com/2025/02/les-cleantechs-stop-ou-encore-plus.html), l’EdTech (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/09/edtech-deja-demain.html), la DeepTech (
http://competitiviteinfrance.overblog.com/2017/06/les-deep-tech-innovations-de-rupture-ou-disruptives.html) et même la SexTech, eh oui, dans ce domaine également, même si chez nous son développement est plus mesuré, si je puis dire.

Ce qui au final représente ce que l’on appelle la French Tech (https://lafrenchtech.gouv.fr/fr/presentation/), regroupant dans sa totalité ou en partie l’ensemble des nombreuses spécificités énoncés ci-dessus, et d’autres en devenir.

Et donc la French Touch comme sujet de cet article, dont l’événement phare, intitulé « We Are French Touch* », vient à peine de fermer ses portes (le 24 novembre 2025 plus précisément).

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La 5ème édition déjà, faisant écho à la création en 2020 par Bpifrance (https://competitiviteinfrance.overblog.com/bpi-france-la-banque-de-la-reconqu%C3%AAte) du plan pour rendre effectif les perspectives de développement des dites « Industries culturelles et créatives, ou ICC », dont la couleur vous l’avez certainement remarqué est l’orange, avec comme mascotte un coq de la même couleur, à la différence du blanc pour la French Care, le vert pour la French Tech verte donc, du bleu pour la French Fab, et du rouge pour la French Tech.

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Et depuis, le plan en question à permis de déployer 10 Mds€ vers 20 000 entreprises de l’économie créative comme l’on dit.

Economie qui représente quand même 143 Mds€ de valeur ajoutée, soit près de 5 % du PIB français, 1,7 millions d’emplois, que l’on retrouve dans des domaines comme la mode et le luxe, le cinéma, l’audiovisuel et les jeux vidéo, l’édition, les arts visuels et les arts de vivre, ou encore la musique et le spectacle vivant.

Pas mal pour une activité ayant débuté il y a seulement 5 ans, et demain, où en sera-t-elle ?

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Difficile de se projeter, mais comme le dit Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance, constituant déjà une filière stratégique pour le rayonnement de la France, garante qu’elle est d’une représentation de savoir-faire uniques et d’une créativité reconnue, l’ambition à horizon 2030 sera de déployer plus de 2Md€, afin notamment d’internationaliser son activité en fédérant un réseau de plateformes internationales, telles celles déjà actées avec la Taiwan Creative Content Agency (https://en.taicca.tw/), ou encore l’EIT Culture & Creativity (https://eit-culture-creativity.eu/about-us/), un organisme de l’Union européenne, sans oublier également les missions export, organisées chaque année dans différents pays, avec comme objectif d’accompagner les acteurs à la découverte de ces marchés internationaux plus que prometteurs.

Donc, si tout se passe comme il le faut, les années futures de la French Touch devraient, non pas être en état de stagnation, mais au contraire en totale accélération, dépositaire d’un je ne sais quoi de français que le monde entier nous envie. A suivre donc.

* https://www.wearefrenchtouch.com/sessions?iw_mailid=f69f7d8a-2bd0-f011-8195-0022487f0371&iw_scope=Event

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.la-frenchtouch.fr/quest-ce-que-la-french-touch/

. https://presse.bpifrance.fr/french-touch-de-bpifrance-bilan-et-horizons-de-developpement-du-plan-french-touch-10-mdseur-deployes-depuis-2020-et-20-mdseur-dici-2030

 

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La French Touch, un je ne sais quoi de…

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Le Sénat, un acteur incontournable

Publié le par Jacques SAMELA.

Le Sénat, un acteur incontournable
Le Sénat, un acteur incontournable

Alors que l’Assemblée nationale s’échine à trouver des compromis*, pour élaborer le budget de l’Etat pour l’année 2026, il est donc cet acteur dont on parle un petit peux moins, mais néanmoins important dans le processus législatif régissant le bon fonctionnement de notre République et Nation, le Sénat.

Pour la petite histoire, qui vient de rejoindre la grande, Robert Badinter, père de l’abolition de la peine de mort en France (1981), et à peine rentré au Panthéon (http://competitiviteinfrance.overblog.com/2024/09/l-hotel-national-des-invalides-le-pantheon-prets-a-vous-accueillir.html), y siégea pendant de nombreuses années, de 1995 à 2011.

Et en cette année, jalonnée de turbulences politiques, pas une première sous nos cieux, et avec idée de fêter sa 150ème année d’existence, il me paraissait opportun d’en présenter sa genèse, initiée quelques années après le début de la Révolution française.

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En 1795 plus précisément, avec la création, sous l’égide de la Constitution thermidorienne (https://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_thermidorienne), une seconde chambre appelée « Conseil des anciens », qui durera 4 ans, avant l’avènement d’un régime autoritaire.

Ensuite, sous le Consulat (https://fr.wikipedia.org/wiki/Consulat_(histoire_de_France)), puis l’Empire (1799-1814), elle deviendra le « Sénat conservateur », destituant au passage Napoléon Bonaparte, son instigateur, qui voulant s’inspirer de l’Empire romain en créant cette assemblée, en fit donc les frais, rejoignant en cela Jules César, mais le couteau en moins (https://fr.wikipedia.org/wiki/Assassinat_de_Jules_C%C3%A9sar).

Sous la Restauration (https://fr.wikipedia.org/wiki/Restauration_(France)), soit de 1814 à 1830, son appellation changera, s’intitulant désormais la « Chambre des pairs », avec comme modèle de référence cette fois-ci, la Chambre des Lords de la Couronne britannique.

Modèle qui changera dès la mise en place du dit Second Empire (https://fr.wikipedia.org/wiki/Second_Empire), institué par Louis-Napoléon Bonaparte, qui après son coup d’état du 2 décembre 1851, apporta pour le coup un régime autoritaire, libre de toute opposition, notamment de celle de Victor Hugo parti en exil, une presse sous haute surveillance, et surtout une chambre retrouvant là l’esprit du Sénat conservateur, collant parfaitement aux idées du maître du moment, désormais appelé Napoléon III, qui rappelons le, finira son règne comme prisonnier des troupes prussiennes durant la guerre de 1870.

Passé ce régime, il faudra donc attendre 1875 et ce que l’on appelle les Lois constitutionnelles (https://fr.wikipedia.org/wiki/Lois_constitutionnelles_de_1875#:~:text=Au%20total%2C%20trois%20lois%20constitutionnelles,les%20rapports%20des%20pouvoirs%20publics.), pour que soit définitivement institué un Sénat di républicain, notamment grâce à incitation, d’un homme, Henri Wallon (https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Wallon_(1812-1904)), le politique et pas le philosophe, pour celles et ceux qui connaissent, et que l’on dit qu’il était un homme de consensus**, proposant aux députés de l’époque une initiative de la dernière chance pour sortir du marasme du moment, qui recueillera 353 voix contre 352, scellant donc sa création, mais aussi au passage, l’avènement de la III République, dont on dit encore aujourd’hui qu’elle représente l’une des pages les plus riches de l’histoire parlementaire de notre pays.

III République, qui s’achèvera en 1940, avec la défaite de l’armée française face aux forces allemandes, mais surtout avec l’arrivée au pouvoir de forces anti-républicaines guidée par le maréchal Pétain.

Ensuite, l’Allemagne et la Collaboration vaincues, la nouvelle constitution de 1946 (https://www.conseil-constitutionnel.fr/les-constitutions-dans-l-histoire/constitution-de-1946-ive-republique), en réduira son rôle à la marge, en l’intitulant « Conseil de la République », et il faudra celle de 1958, instituant je le rappelle la Vème République, pour redonner enfin au Sénat la place qui lui revient dans ce modèle de bicamérisme à la française.

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Et donc aujourd’hui, après ce petit résumé, quelles sont donc les spécificités de cet acteur primordial pour le bon fonctionnement (c’est selon) de la démocratie française ?

Tout d’abord son lieu de résidence, soit le Palais du Luxembourg, jouxtant le parc du même nom, ensuite son fonctionnement, notamment concernant le mode utilisé pour désigner les sénateurs, 348 en tout, avec obligation d’avoir 35 ans et plus, soit par un votre au suffrage indirect, pour 6 ans, et renouvelable par moitié tous les 3 ans (depuis 2011).

Quant à son rôle, il est ce que l’on appelle la chambre haute du Parlement, la chambre basse étant l’Assemblée nationale, il assure, selon l’article 24 de la Constitution, la représentation des collectivités territoriales de la République, son dialogue permanent avec donc l’Assemblée nationale, dans ce que l’on appelle les navettes parlementaires, permet l’amélioration du dispositif législatif, il contrôle l’action du gouvernement, par le biais notamment de commissions et de délégations parlementaires, cependant, sans pouvoir mettre en cause sa responsabilité, à la différence bien sûr de l’Assemblée nationale, mais par contre, il ne peut être dissous, à la différence de, mais de cela vous le savez désormais.

Mais en fait, et malgré son importance, il dispose malgré tout de toujours moins de pouvoirs que ceux de l’Assemblée nationale, qui garde la main durant l’examen d’un texte en cas de désaccord, mais à l’inverse, dans le cas d’un projet relatif à une révision constitutionnelle, le gouvernement ne peut passer outre son implication, et donc son aval.

Et pour finir sur son rôle, il faut également savoir qu’en cas de vacance (décès, démission, empêchement, destitution) de la présidence de la République, le président du Sénat en assurera l’intérim jusqu’à la mise en place de nouvelles élections, devenant pendant cette période (une trentaine de jours), le 1er personnage de l’Etat dans l’ordre protocolaire.

Alors, bien évidemment cela concerne la partie nationale, car il y a aussi une partie internationale, qui plus est non négligeable.

En effet, le Sénat évalue les conséquences et les moyens de faire face à des événements se produisant à l’étranger, il peut tisser des liens avec d’autres autorités politiques et institutionnelles d’autres pays, afin notamment d’accompagner des actions d’influence et de rayonnement de notre pays, c’est ce que l’on appelle la « diplomatie parlementaire », et il est un interlocuteur très apprécié des autres parlements étrangers, qui à la recherche de solutions efficaces pour gouverner, regardent de très près son fonctionnement, faisant de lui, un des promoteurs les plus représentatifs du bicamérisme au monde.

Donc, quand certains veulent renverser nos institutions, comme un claquement de doigts, attention, oui attention à ne pas mettre en péril ce qui fait aujourd’hui notre pays, ses lois, ses règles, ses devoirs, les nôtres également, nos droits, sans être parfait bien évidemment, cela se saurait, surtout, et cela ne concerne que moi, que les révolutions n’ont pas toujours à l’origine de l’arrivée au pouvoir des forces que j’appelleraient démocratiques, il suffit de se rappeler de certaines, assez, voire très  récentes, dans l’histoire du monde en général.

*https ://dictionnaire.lerobert.com/definition/compromis  

**https ://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/consensus/18357# :~ :text=1.,les%20objections%20et%20les%20abstentions.

Jacques Samela

 

Sources :

. https ://www.senat.fr/connaitre-le-senat/evenements-et-manifestations-culturelles/les-150-ans-du-senat-republicain.html

. https ://francearchives.gouv.fr/pages_histoire/39975

. https ://www.vie-publique.fr/fiches/19584-quest-ce-que-le-senat

. https ://www.publicsenat.fr/actualites/parlementaire/le-senat-celebre-ses-150-ans-retour-sur-la-journee-fatidique-du-30-janvier-1875

 

A découvrir :

. https ://www.my-mooc.com/fr/mooc/le-senat-pour-tous

. https ://www2.assemblee-nationale.fr/decouvrir-l-assemblee/histoire/histoire-de-l-assemblee-nationale

 

 Rappels :

. http://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/02/la-republique-une-et-indivisible.html

. https://www.conseil-constitutionnel.fr/le-conseil-constitutionnel

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Le Sénat, un acteur incontournable

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Industrie & Territoires : Des oignons rosés aux algues marines

Publié le par Jacques SAMELA.

Industrie & Territoires : Des oignons rosés aux algues marines
Industrie & Territoires : Des oignons rosés aux algues marines

Sans oublier pour autant les choux fleurs (80 % du tonnage français), les artichauts (75 %), les épinards (49 % de la production nationale), les cocos de Paimpol, les fraises de Plougastel, et même, plus étonnant, la viticulture (https://www.lesechos.fr/weekend/gastronomie-vins/des-neoviticulteurs-pionniers-du-vin-breton-2184587#utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_email_type=retention&utm_campaign=lec_work_in_progress&utm_email_send_date=20250909), faisant donc de la Bretagne la 2ème région française en terme de production agricole (12 %), derrière la région Nouvelle Aquitaine (https://bretagne-environnement.fr/article/production-agricole-elevage-legumes-bretagne).

Alors pour ceux qui ne connaissaient pas encore cette autre spécificité (voir titre), sachez donc qu’elle est produite sur le territoire de la ville de Roscoff, qui se trouve donc en Bretagne, mais plus particulièrement dans le Finistère Nord.

Considérée comme une cité de caractère, dû notamment à son histoire maritime et son rôle de repaire de corsaires et flibustiers de tout poils, elle est donc aujourd’hui connue pour être le fief de la production de cet « Allium Cepa » (https://fr.wikipedia.org/wiki/Oignon#:~:text=L'oignon%20(prononc%C3%A9%20%2F%C9%94,ou%20Liliac%C3%A9es%20(classification%20ancienne).), ou donc oignon rosé, dit de Roscoff qui plus est, car après qu’une cinquantaine de producteurs du cru se réunirent pour obtenir une AOC, reconnaissant en cela la particularité de leur produit phare (2009), ils obtinrent quelques années plus tard (2013) celle appelée l’appellation d’origine protégée ou AOP (https://agriculture.gouv.fr/laoc-et-laop-une-production-et-un-terroir-qui-sexpriment-par-le-savoir-faire#:~:text=le%20protecteur%20europ%C3%A9en-,L'Appellation%20d'origine%20prot%C3%A9g%C3%A9e%20(AOP)%20est%20l,perd%20aussi%20sa%20labellisation%20AOC.).

Pourtant, loin d’être une espèce endémique de ce territoire, il fût au contraire importé par un moine appelé frère Cyril, qui en 1647, qui en escale à Lisbonne (Portugal), découvrit avec intérêt cet oignon, sensiblement plus doux, et en ramena quelques graines pour agrémenter le potager de son couvent.

Vu et lu dans le Télégramme du 07/08/25 / Photo J.S (marché de Morlaix 2025)
Vu et lu dans le Télégramme du 07/08/25 / Photo J.S (marché de Morlaix 2025)

Vu et lu dans le Télégramme du 07/08/25 / Photo J.S (marché de Morlaix 2025)

Et c’est sans plus attendre, qu’il remplaça à la volée les cultures de lin (https://competitiviteinfrance.overblog.com/2022/10/industrie-territoires-le-lin-il-coche-presque-toutes-les-cases.html), cultivés à l’époque en Bretagne, alimentant notamment les marins bretons partant vers les mers lointaines, car répondant par sa teneur en vitamine C à la problématique du scorbut, maladie redoutée par ces forçats de la mer, car pouvant entrainer la perte des dents.

Ensuite, c’est en 1828 qu’il commença à faire vraiment parler de lui, notamment à l’étranger, grâce notamment à un jeune agriculteur du nom de Henri Ollivier, qui désireux d’augmenter ses bénéfices, décida d’aller vendre sa récolte de l’autre côté de la Manche, avec dès son 1er voyage, un succès inattendu, mais tellement probant que d’autres suivirent par la suite son initiative.

Vu et lu dans le Télégramme du 07/08/25

Vu et lu dans le Télégramme du 07/08/25

Et c’est de cette initiative que naquit le phénomène connut sous l’appellation « Johnny » ou « Petit Jean » en français, surnom donné par les Britanniques aux producteurs du dit oignon rosé, qui à chaque saison traversaient la Manche, et parcouraient, en vélo, la campagne anglaise pour vendre leurs récoltes.

Malheureusement, après cette période faste, arrivèrent les premières difficultés dans les années 30, avec la crise économique, suivie par la 2ème guerre mondiale, la dévaluation de la Livre, et pour finir un certain protectionnisme, ce qui faillit lui être fatal, sauvé qu’il fût par quelques producteurs en quête de continuité (voir plus haut).

Aujourd’hui, bardé de sa confrérie, ainsi que de sa fête (https://www.roscoff-tourisme.com/fr/restauration/les-produits-et-plats-du-leon/oignon-de-roscoff/#:~:text=La%20vente%20de%20l'oignon,end%20du%20mois%20d'ao%C3%BBt.), l’oignon de Roscoff est exporté à travers le monde, et est toujours apprécié par sa saveur légèrement sucrée, fruitée, idéale manifestement pour tous types de cuisines, mais aussi, et peut-être moins connu, pour ses bienfaits médicaux, comme contre les troubles cardiovasculaires, respiratoires, l’ostéoporose ou encore le diabète.

Vus et lus dans Le Parisien Week-end du 08/08/25 et Tél 7 jours de juillet 2025
Vus et lus dans Le Parisien Week-end du 08/08/25 et Tél 7 jours de juillet 2025

Vus et lus dans Le Parisien Week-end du 08/08/25 et Tél 7 jours de juillet 2025

Passerelle toute trouvée m’amenant sans plus attendre au sujet suivant, les algues marines, comestibles pour certaines (j’y reviendrai), mais apportant donc également des bienfaits à la santé, avec, et là je viens de l’apprendre en préparant ce sujet, que la ville de Roscoff serait aussi la « capitale (mondial) de l’étude des algues ».

En effet, et ce grâce à la présence, depuis plus de 150 ans quand même, de la Station Biologique de Roscoff, considérée donc comme le leader mondial de la recherche sur les algues, complété s’il en est par le positionnement inédit du littoral breton, reconnu comme le plus grand champ d’algues d’Europe.

Alors par contre, pour être précis sur le sujet, il faut quand même savoir qu’il y a plusieurs espèces d’algues, certaines donc comestibles, avec une dizaine seulement autorisée à la vente, et de différentes couleurs, soit les brunes, dont les plus connues sont le Haricot de mer, le Kombu Royal, ou encore le Wakamé, les rouges, comme la Dulse ou le Nori, les vertes (mais pas n’importe lesquelles, attention*), comme la Laitue de mer, et les bleues, comme la Spiruline.

Photos J.S (2025)
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Photos J.S (2025)
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Ensuite, les autres sont plutôt concentrées vers des domaines comme la cosmétique, l’industrie pharmaceutique, dans le domaine agricole, avec une utilisation comme engrais, depuis même le 17ème siècle, du dit goémon, ou encore avec une vision plus lointaine mais encore incertaine à ce jour, dans des domaines comme les biocarburants, les bioplastiques, ou en bioraffinerie.

Vu et lu dans Détours en France / Edition 2024
Vu et lu dans Détours en France / Edition 2024
Vu et lu dans Détours en France / Edition 2024

Vu et lu dans Détours en France / Edition 2024

Photo J.S (2025)

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Et en fait, on estime quand même à près de 800 espèces différentes présentes essentiellement en Bretagne, d’où son positionnement exceptionnel, si fort que le gouvernement vient de lancer une feuille de route pour développer cette filière (algale) en devenir, que l’on appelle algoculture, avec comme objectif notamment de tripler la production d’ici 2027, aujourd’hui autour de 75 000 tonnes, incluant en cela les différentes sources de récolte, qu’elles soient à l’état sauvage, en mer, ou à pied.

Photos J.S
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Cependant, du fait d’une demande de plus en plus croissante, c’est vrai qu’alliant un véritable concentré d’oligo-éléments, d’iode, de vitamines, de sels minéraux, avec en plus une non consommation d’eau douce, de fertilisants, ou de pesticides, elles ont tout pour plaire en fait, il sera nécessaire d’en réglementer la production, car comme toute ressource naturelle, elle demeure limitée, et est donc loin d’être inépuisable.

Evitons juste de faire avec elles ce que nous avons, ou faisons encore avec d’autres. Sachons raison garder, car il en va de leur préservation dans le temps.

Et si de votre côté vous avez justement un peu de temps, n’hésitez pas à vous rendre à Roscoff, afin de découvrir ces trésors.

*https://www.bretagne.ars.sante.fr/les-algues-vertes

Jacques Samela

 

Sources :

. Télé 7 Jours de juillet 2025

. Le Télégramme du 07 août 2025

. Le Parisien Week-end du 08/08/25

. https://www.tourismebretagne.com/selon-mes-envies/gastronomie/les-produits-de-la-mer/les-algues/#:~:text=Cuites%20comme%20un%20l%C3%A9gume%2C%20en,peuvent%20aussi%20remplacer%20le%20sel.

. https://www.bretagne-peches.org/recolte-dalgues-et-algoculture-en-bretagne/

. https://www.mer.gouv.fr/sites/default/files/2024-02/20240227_feuille_de_route_Algues.pdf

. https://www.clusteralgues-bretagne.com/files/3744/195_info-g%C3%A9n%C3%A9rale.pdf

. https://www.bretagnecirculaire.org/articles/h/1-2-la-valorisation-des-algues-bretonnes-algoculture-et-algues-toxiques.html

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Industrie & Territoires : Des oignons rosés aux algues marines

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La Cité internationale, une grande illusion ?

Publié le par Jacques SAMELA.

La Cité internationale, une grande illusion ?
La Cité internationale, une grande illusion ?

Au sortir de la 1ère guerre mondiale (https://www.vie-publique.fr/eclairage/19334-premiere-guerre-mondiale-1914-1918-un-lourd-bilan#:~:text=Mais%20on%20peut%20entrevoir%20le,sur%20les%20champs%20de%20bataille.), une utopie portée par quelques personnes engagées dans la vie publique, et dont la philanthropie était reconnue, pris forme, avec la ferme intention de promouvoir la paix et le dialogue entre les peuples, dépassant pour cela les frontières, à l’origine souvent de conflits majeurs.

Le premier à y penser donc, s’appelait André Honnorat, avec dès 1919, le souhait de créer un lieu où se rassembleraient les jeunes du monde entier (de l’époque), afin de se rencontrer, se découvrir, s’apprécier, conditions sine qua non selon lui pour construire un avenir et un monde en paix.

Et un an plus tard, alors ministre de l’Instruction publique et des beaux-arts, il peaufinera son idée avec l’aide de Paul Appell, mathématicien, recteur de l’Université de Paris, et cofondateur de l’association française pour la Société des Nations (https://www.ungeneva.org/fr/about/league-of-nations/overview), en imaginant cette fois-ci une cité accueillant des étudiants d’origines diverses.

Ensuite, de l’apport d’un certain Emile Deutsch de la Meurthe, industriel à la tête de la société Pétroles Jupiter, ancêtre du groupe Shell France, viendra la concrétisation du projet, avec le financement en 1925 de la 1ère résidence sous l’appellation Fondation Emile et Louise Deutsch de la Meurthe, complétée s’il en est par la création également d’une Fondation nationale, reconnue d’utilité publique, et portée par deux autres personnages du même calibre, que furent Jean Branet, conseiller d’état et PDG des Pétroles Jupiter, et David David-Weill, banquier de son état.

Vu et lu dans Télérama Sortir n° 3933 du 28/05/25
Vu et lu dans Télérama Sortir n° 3933 du 28/05/25

Vu et lu dans Télérama Sortir n° 3933 du 28/05/25

L’équipe au complet, et aidés par d’autres donateurs aussi bienveillants, un terrain d’un hectare et demi sera acquis en 1927, occasionnant pendant les 15 années suivantes, la construction de 19 maisons étudiantes.

Constructions enrayées par la 2ème guerre mondiale, mais reprisent dès sa fin, avec pendant plus de 20 ans, l’édification de 17 nouvelles maisons, occasionnant à l’orée des années 70 l’accueil de près de 6 000 étudiants. Cette période sera décrite comme l’expansion de la Cité Universitaire.

Vu et lu dans Art & Décoration
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Aujourd’hui, année de son centenaire, s’étendant dans un parc arboré de 34 hectares, la Cité comprend 47 maisons et 7 000 logements, accueillant chaque année 12 000 nouveaux étudiants de près de 150 nationalités, répartis pour la plupart dans celles correspondant à leurs pays d’origine, souvent reconnaissables, grâce notamment à la représentation faite par des architectes ou des designers de renom ayant souhaités évoquer par leurs créations le pays en question, comme par exemple la Grande Bretagne, avec le Collège franco-britannique, censé évoquer les campus de Cambridge et Oxford, ou encore la Grèce, avec la Fondation hellénique, représentée là par un style néo-grec que n’aurait pas renié les bâtisseurs de la dite Grèce antique. En même temps, j’imagine que c’était le but recherché.

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Et pour rester dans l’inspiration, la dernière maison à avoir été ouverte, celle de l’Egypte en 2023, s’inspire bien évidemment de l’Egypte ancienne, avec des dizaines de hiéroglyphes positionnés sur les deux façades entourant une baie vitrée de plusieurs étages.

Mais de cela vous le découvrirait je l’espère durant les prochaines Journées européennes du patrimoine, prévue les 20 et 21 septembre prochain, avec justement comme thème principal, le patrimoine architectural.

Et l’avenir dans tout cela me direz-vous (vraiment ?), eh bien après avoir fêtée ses 100 ans, la Cité semble vouloir combler ce qui reste encore de libre avec semble t’il la construction de nouvelles maisons consacrées cette fois-ci à l’Europe centrale, aux Balkans, voire à la Turquie.

Suite donc aux prochaines.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.ciup.fr/la-cite-internationale-fete-son-centenaire/

. Télérama Sortir n° 3933

. Art & Décoration

 

A découvrir :

. https://journeesdupatrimoine.culture.gouv.fr/

 

Plan de la Cité internationale
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La Cité internationale, une grande illusion ?

Publié dans Les dossiers

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Le Concours Lépine, jamais à cours d’inventions

Publié le par Jacques SAMELA.

Le Concours Lépine, jamais à cours d’inventions
Le Concours Lépine, jamais à cours d’inventions

Non, l’innovation et les dites nouvelles technologies n’existent pas seulement depuis le début de ce siècle, il suffit notamment de se rappeler de la découverte du feu (https://www.hominides.com/articles/la-longue-histoire-de-la-production-du-feu/) ou encore de la roue (https://muchpneu.fr/blog/linvention-de-la-roue/#:~:text=On%20estime%20que%20le%20feu,quatri%C3%A8me%20mill%C3%A9naire%20avant%20notre%20%C3%A8re.), étapes plus que primordiales dans l’évolution de l’humanité.

Et puis bien d’autres ont suivies (https://www.lesoir.be/105520/article/2017-07-20/les-10-plus-grandes-inventions-de-lhistoire), toujours d’actualité pour la plupart.

Et donc, en 1901, à l’initiative du préfet de police de la ville de paris, Louis Lépine (https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_L%C3%A9pine), un concours prends son envol, sous l’appellation désormais connu et reconnu, "le Concours Lépine". Il fête cette année ses 124 ans d’existence.

A l’origine par contre, l’idée du préfet était plutôt d’aider les petits fabricants de jouets français, souffrant, déjà, de la concurrence étrangère, ainsi que d’une conjoncture économique difficile, eh oui pas nouveau. Et donc, pour se faire, il organisa une exposition dédiée à ces petits fabricants, leur permettant de présenter leurs créations au grand public, avec comme nouveauté, d’y soumettre l’ensemble des créations à un jury, et d’en récompenser les meilleurs.

Et aujourd’hui, considéré comme une référence en matière de concours, tant à l’échelle nationale qu’internationale, il continue à récompenser l’innovation, voire l’invention, avec donc depuis sa création, des milliers de chanceux recevant avec envie le prix qui permettra, peut-être, leurs produits de rejoindre la longue liste des succès.

Et ils sont nombreux, en voici quelques exemples, que vous reconnaitrez sans problèmes :

 

. Le mouchoir jetable (1901)

. La Cocotte-minute (1911)

. Le stylo à bille (1919)

. Le fer à repasser à vapeur (1921)

. Les lentilles de contact (1948)

. Le jeu des 1000 bornes (1956)

. Etc…

 

Cependant, sur l’ensemble des primés, il est établi qu’une invention sur deux est commercialisée grâce à l’obtention du prix.

Prix qui aujourd’hui est fractionné en cinq thèmes :

 

. L’univers connecté

. Quotidien & Art de vivre

. Art & Création

. Santé & Inclusivité

. Transport & Industrie

 

Et dans l’ensemble de ces prix (https://www.concours-lepine.com/palmares-edition-2025), il en est un qui est particulièrement visé, c’est celui qui est appelé « Le Prix du Président de la République ».

Par contre il faut savoir que ces prix ne comprennent en aucun cas une rétribution pécuniaire, ni aide quelconque aux lauréats de la part des organisateurs.

Donc, c’est bien l’aura de ceux-ci (les prix) qui poussent les prétendants à tenter leurs chances, les considérant pour la plupart comme une première marche à gravir avant de se lancer, notamment pour les inventeurs purs et durs, pour les autres, notamment les entreprises, une campagne, en cas de succès, de communication.

Et cette année me direz-vous, quels sont les heureux gagnants ?

Ne pouvant les énumérer ici car trop nombreux, voici le lien où vous retrouverez le palmarès complet (https://www.concours-lepine.com/palmares-edition-2025).

Par contre, rejoindrons t’il la liste des grandes réussites du concours, passées pour certains (voir ci-dessus) à la postérité, seul l’avenir nous le dira, car finalement que ce soit une invention, fruit de l’imagination d’une personne lambda, ou une innovation, qui désignerait l’amélioration d’un concept existant avec de nouvelles caractéristiques (https://blog.hubspot.fr/marketing/invention-innovation-difference), l’issue final n’est pas toujours synonyme de succès, planétaire ou non.

Mais tant qu’il y aura de la volonté, il y aura toujours des candidats prêts à tenter l’aventure, de leur vie pour certains. Vivement donc la prochaine édition, la 125ème cette fois-ci.

Jacques Samela

 

Sources :

. https://www.concours-lepine.com/about-us

. https://www.neozone.org/innovation/les-15-inventions-decouvertes-au-concours-lepine-qui-ont-reellement-change-notre-quotidien/

. https://bigmedia.bpifrance.fr/nos-actualites/foire-de-paris-ces-10-inventions-a-retenir-du-concours-lepine

. https://www.20minutes.fr/paris/4034829-20230430-concours-lepine-victoire-apres-anciens-laureats-racontent

 

A découvrir :

. https://www.presences-grenoble.fr/actualites-ils-font-l-actu-grenoble/du-ces-au-concours-lepine-dotdot-connecte-les-reseaux-mobiles?utm_campaign=CCI+Grenoble&utm_content=2025+-+Pr%c3%a9sences+actus+18+juin&utm_medium=Emailing&utm_source=Sendethic

 

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